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Vendredi 25/08
Concours d'affiches

Samedi 26/08
Vernissage de l'exposition artistique

Samedi 26/08 et dimanche 27/08
Exposition artistique

Dimanche 27/08
321e tour Saint-Barthélemy

Dimanche 27/08 au dimanche 10/09
Exposition "Environnement et histoire"

Pour les activités déjà prévues les mois suivants, voir éventuellement sous l'onglet "Agenda" en page d'accueil
Raccourcis
Try-au-Chêne 1608-2008
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    Gares | Franches tavernes | Cinéma | Maison de repos


    La franche taverne du centre

    Remontons le temps et arrêtons-nous au XVIIème siècle.
    La franche taverne de la Grande Maison est alors située en face de l’église.

    Pourquoi cette appellation? En fait, c’est le grand nombre de pièces qui lui vaut cette désignation.de grande maison.
    En dehors de sa vocation d’estaminet et cabaret il s’agit du lieu de réunion de la cour échevinale (délibération des affaires administratives, enregistrement des actes et justice basse).
    S’y tient également les assemblées générales de la population de même que les ventes publiques.
    Le local principal où se réunissent les consommateurs est la « cuisine », sans doute la grande pièce avec l’âtre.

    Jusqu’à la fin du 17ème siècle la franche taverne de Bousval remplit aussi un rôle de brasserie (la brassine, une banalité féodale ou chaque vassaux doit venir brasser sa bière moyennant paiement d’une redevance).

    Le plus ancien exploitant (censier) connu est Jacques Clément époux d’Anne Colnet. Il occupe les lieux entre 1666 et 1674 comme tavernier du seigneur de Bousval.
    Anne Colnet était la fille d’Augustin Colnet, mayeur de la Motte, Bourdeau et Wez.

    En 1725 la Grande Maison devient la propriété d’Anne-Marie de Coxie « dame de Bousval ».
    Elle vend le bien l’année suivante en même temps que la seigneurie et le château de Bousval au comte Philippe-Norbert van des Stegen.

    Le comte van der Stegen cède par acte passé en 1737 la propriété des bâtiments à Jean Baptiste Robert.
    Il garde cependant la gestion et attribue encore la location de la taverne en 1738.

    En 1748 l’exploitation de la Grande Maison revient à Jean Charles Demoulin; un personnage haut en couleur qui cumule les fonctions de clerc d’église et de cabaretier.

    Les bâtiments et les fonctions de la Grande Maison connaissent leur déclin à la fin de l’Ancien Régime et l’arrivée des Français.
    Si en 1805-1809 les ventes publiques s’organisent toujours encore chez Guillaume Demoulin (fils de Jean Charles) il n’est plus fait mention de franche taverne.

    (Bibliographie : Le Lothier roman revue d’histoire publiée par le Cercle d’histoire et d’archéologie du Pays de Genappe.)

    La franche taverne de la Motte

    Cette franche taverne, comme la plupart des débits de boissons, était désigné sous le nom du tenancier; ici un certain Georges de Quatrefossez.

    Tout comme la Grande Maison, la taverne des Quatre-fossés sert à la fois de cabaret, de brassine et commerce de bières, de siège des assemblées publiques, de lieu de réunion de la cour échevinale et des ventes publiques mais en l’espèce également de prison.

    Il s’agit d’une franche taverne relativement importante dans la mesure où elle sert également de centre administratif, judiciaire et « distractif » aux seigneuries voisines (Wez i.e ; Pallandt et Bourdau).
    Chacune des ces trois seigneuries dispose cependant de son mayeur et échevins de même que de son greffe.

    Comme l’exprime d’une manière imagée un texte datant de 1720 : « les dittes trois courts estant soubs le même cloche ».

    En 1680 après Georges de Quatrefossez c’est Jean Jacquet qui exploite les lieux en sus d’une brassine et d’une ferme de 2 hectares environ.

    En 1692 Guillaume Le Rousseau, seigneur de la Motte se sépare et cède la maison et la taverne de la Motte en arrentement perpétuel à Jean Saublain le locataire d’alors. La rentabilité de la brassine agaçait les consommateurs et l’autorité.

    En 1710 elle impose à Jean Saublain, sous peine d’amende, un prix maximum du pot de bière.

    La franche taverne passe ensuite à son fils Jean-Pierre Saublain, puis à la fille de ce dernier Marie-Jeanne épouse de Nicolas Brasseur.
    Ils l’exploitent au moins entre 1759 et 1779 puis cèdent l’usufruit à leur fille Marie-Joseph Brasseur et leur gendre Glibert Lempereur.

    A la fin de l’Ancien Régime les activités officielles sont concentrées à l’administration communale au centre de Bousval.
    Glibert Lempereur s'occupe et développe alors essentiellement son activité agricole. Il meurt en 1816 et sa veuve en 1819.

    Le site de l’ancienne franche taverne est alors partagé entre les deux héritiers Célestine et Jean-François Lempereur.
    La première hérite de la taverne et le second des autre bâtiments à savoir ceux « ayant servi à une brasserie à bière, un attelier de charon et tous les autres bâtiments sur la même ligne » en bordure de la Cala ainsi que « la juste moitié de la cour et du jardin ».
    Jean-François revendra son bien en 1820 à Bernard Milhoux.

    En 1830 deux propriétaires différents se partagent toujours le site de l’ancienne franche taverne.
    Pour la partie située dans l’angle formée par la Cala et le grand chemin de Genappe il s’agit d’un maréchal ferrant au nom de Célestin Gérard.
    La seconde partie, l’ancienne franche taverne, reste la propriété de Célestine Lempereur.

    (Bibliographie : Le Lothier roman revue d’histoire publiée par le Cercle d’histoire et d’archéologie du Pays de Genappe.)

     

     

    La franche taverne de la Motte, petite description des lieux

    Il s’agissait d’une humble demeure à petites fenêtres avec abat-jour, sans étage et coiffée de chaume, prolongée par une grange aux murs de torchis et à la charpente athlétique.

    La taverne était une vaste pièce autour de laquelle courait un banc de maçonnerie recouvert d’une planche de chêne.
    Le plafond était traversé de plusieurs poutres entre lesquelles se rejoignaient de petites voûtes.
    Dans la cheminée, derrière les chenets, se trouvait une taque portant la date de 1706 et représentait avec humour, une scène de ménage (un homme et une femme se disputant la culotte dans laquelle ils ont l’un et l’autre introduit une jambe ; la femme pince l’oreille du mari tandis que le chien aboie aux genoux de son maître.
    Au-dessus, en guise de sage conclusion à cette fable éternelle, un coq qui mange tranquillement pendant qu’une poule s’évertue à chanter.
    Surmontant cette représentation allégorique, deux mots « Prézage malheureu ».

    Deux siècles et demi plus tard, le toit de chaume a disparu et la bâtisse s’est élevée d’un petit étage qui a reçu les châssis des anciennes fenêtres du rez-de-chaussée.
    La vaste pièce de la taverne est maintenant coupée par un corridor mais elle a gardé son banc de maçonnerie et la taque de l’âtre.
    La porte de droite du corridor est à double pendaison permettant ainsi son rabattement complet contre le mur et porte le nom d’un ancien propriétaire, Gilbert Lempereur, gravé dans une traverse (vers 1800) ainsi que le lion néerlandais brûlé au fer chaud et qui était la marque attestant de la permission officielle de brasser et de vendre.

    Au dessus de cette porte, se trouve encore une collection de mesures officielles des anciennes tavernes dûment poinçonnées (en poterie de Bouffioulx) : un litron, un demi-litron, une « kan », des pintes, un pichet ainsi qu’un service en étain datant de 1720.

    Au bord de la rivière, l’ancienne brasserie n’est plus qu’une remise chancelante où se trouve l’authentique crémaillère ainsi q’une curieuse balance romaine.
    Le colombage des murs a perdu son torchis au profit de briques mais la vétuste charpente résiste depuis 1705, année de sa construction.

    La franche taverne à Bourdeau

    En 1646 il est fait mention d’une franche taverne à Bourdeau.
    Elle est comprise dans la vente forcée de la seigneurie de Bourdeau en 1681.

    En 1696 ce bâtiment appartient à Joseph Colnet qui quitte Bousval pour s’installer à Bruxelles.
    Il revend le bien à Ferdinand Dufrenne. La franche taverne change de propriétaire en 1731 mais reste occupée par Ferdinand Dufrenne.

    (Bibliographie : Le Lothier roman revue d’histoire publiée par le Cercle d’histoire et d’archéologie du Pays de Genappe.)

    L’Auberge de Pallande

    Située à l’angle de l’ancien chemin de Wavre, en contrebas du château de la Motte, l’auberge porte le nom déformé du ruisseau tout proche, le Ry de Pallandt.

    La bâtisse fut érigée sur les terres de l’industriel A. De Broux vers 1925 par transformation d’une ancienne grange de la ferme Bauhon pour en faire l’habitation d’un de ses fils.
    Elle est située sur une des nombreuses sources qui jaillissent au pied de la butte du château de la Motte, là où le socle rocheux délimite la zone alluviale.

    Ce restaurant est exploité depuis 1985.

    A gauche de l’auberge, derrière le gros frêne et à côté du Ry sainte-Anne, se trouve l’ancien cimetière de la seigneurie de la Motte.

    Le Point d’eau

    La fermette du nom « Le point d’eau » au Wanroux est l’ancien cabaret « Dagna ».
    En 1787, l’arpenteur B. Jottrand de Genappe désigne ce lieu comme le « Marais du Wanroux.

    Située au croisement des chemins n°3 (Louvain-Nivelles), n°56 et 38 (qui relient les fours verriers du Sclage aux bas fourneaux de Limauges) et le chemin de Laloux, qui rejoint la voie Wavre-Nivelles, l’endroit est propice au commerce.

    Au XIXème s., il s’agissait d’une grange qui fût rasée pour céder la place à une bâtisse comprenant de part et d’autre d’un escalier central, une épicerie et un estaminet.
    Par les beaux jours ensoleillés, les amateurs de « gouttes » s’installaient à l’ombre d’un frêne pleureur.
    En face, un jeu de balle s’était implanté sur le chemin 38.

    En 1883, le gué sur la Cala est remplacé par un pont et un fossé recueille les eaux venant du Bois des Conins.
    Au début du XXème s., la propriété appartenait aux Dagnaux, un « conducteur de travaux » et ses sœurs.
    Le cabaret disparut vers 1942.
    En 1959, les sœurs Dagnaux prirent leur retraite et vendirent leur bien, leur frère étant décédé entre-temps.

     

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